Antre, cabinet, repaire, bureau…
Marie-Emmanuelle Brodeau | Publié le |

Cette pièce au bout du couloir, que le soleil inonde de lumière même en plein hiver, demeure à tout jamais un havre de paix.
Flâner dans la langue comme au milieu d’un jardin sans clôtures.
L’esprit y vagabonde en toute liberté. Les idées y naissent au fil des mots qui se bousculent sous mes doigts trop pressés. Écrire pour ne rien oublier ou à l’inverse pour se désencombrer l’âme ou le coeur, parfois l’un et l’autre. Écrire pour le plaisir de faire chanter la phrase, trouver le bon tempo. Poser un vers, une rime puis s’en extraire. Bifurquer, prendre les chemins de traverse. Flâner dans la langue comme au milieu d’un jardin sans clôtures. S’autoriser toutes les hardiesses sans rougir ni blêmir. S’arrêter en pleine course pour écouter la pluie sur les carreaux ou le chant d’un oiseau. Et reprendre la route avec pour tout bagage sa besace de mots.
Et reprendre la route avec pour tout bagage sa besace de mots.
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