21 mars : Journée mondiale de la poésie

Au voyageur absent

Je t’écris ce soir mon amour

Au temps clair

Au temps lourd.

Sous le pont des soupirs

J’écoute battre le désir

Qui glissait

Dans les torrents enfiévrés

De mes veines assoiffées.

Et ma chair se souvient

Et j’ai encore dans le creux de mes mains

Sur la peau le dos et les seins

Les cicatrices ardentes

De nos caresses impudentes

De nos diablesses luttes lentes.

 

Je t’écris ce soir mon amour

Au temps clair

Au temps lourd.

Et j’enrage de te savoir si loin

Quand j’ai tant besoin

De ta bouche et tes yeux et tes reins

De ton sang criminel se mêlant au mien.

Alors je maudis la chaleur de la nuit

Et la fadeur du matin qui s’enfuit

Sans l’ivresse dernière qui apaise la faim.

Facebook
LinkedIn
Email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *