Il s’est ensuivi / Il s’en est suivi
Marie-Emmanuelle Brodeau | Publié le |

1/ S’en suivre : une forme verbale incorrecte
Il n’est pas rare d’entendre et même de lire : « Il s’en est suivi ».
Exemple :
Quand il a appris qu’elle ne rentrerait pas dimanche, il s’en est suivi un moment de grande déception.
2/ S’ensuivre : un verbe pronominal
Or, pour exprimer ce qui découle ou résulte d’un évènement, d’une situation, il existe un verbe : le verbe pronominal s’ensuivre en un seul mot. C’est une erreur de le décomposer en deux mots « s’en suivre ».
D’ailleurs, nous connaissons tous cette expression (que nous voyons sans doute plus rarement écrite et dont la phonétique nous induit en erreur) : Jusqu’à ce que mort s’ensuive.
On écrira donc : Quand il a appris qu’elle ne rentrerait pas dimanche, il s’est ensuivi un moment de grande déception.
S’ensuivre n’existe et ne se conjugue qu’à la troisième personne du singulier et du pluriel :
Il s’est ensuivi / Ils se sont ensuivis (au passé composé).
Il s’ensuivit / Ils s’ensuivirent (au passé simple).
Il s’ensuivra / Ils s’ensuivront (au futur)
Exemple : Après la décision annoncée par le Chef de l’État, il s’ensuivit de grands troubles dans tout le pays.
Ne commettez donc plus cette erreur. Ne dites et n’écrivez plus « il s’en est suivi » mais « il s’est ensuivi ».
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